Immobilier : la crise sanitaire engendre un boom des locations meublées

Publié le 28/09/2020

Conséquence inattendue du confinement et de la crise sanitaire : le marché de la location meublée ne s’est jamais aussi bien porté en France, au détriment de la location touristique et de la location traditionnelle. Privés de locataires depuis le mois de mars, de nombreux propriétaires ont, en effet, préféré louer sur une longue période plutôt qu’à des touristes absents. Une bonne nouvelle pour les villes en tension immobilière comme Paris.

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La location meublée plus rentable que la location vide

L’épidémie de Covid-19 aura eu raison de nombreuses locations saisonnières. La baisse de la fréquentation touristique a incité des milliers de propriétaires immobiliers à se détourner de ce type de locations en 2020, souvent gérées par des plateformes, au profit des locations meublées. De son côté, la location nue, moins rentable et moins avantageuse fiscalement que le meublé, a également enregistré une baisse d’offres cette année.

Dans un contexte économique et sanitaire toujours incertain, la location meublée semble donc offrir davantage de sécurité aux propriétaires.

20 %

La location meublée est deux fois plus rentable que la location nue. Les loyers sont en moyenne 15 à 20 % plus élevés.

+91 % de nouvelles offres de locations meublées cet été à Bordeaux

Autre preuve s’il en faut, du dynamisme du marché de la location meublée cette année, le nombre d’offres qui connaît un rebond spectaculaire dans certaines agglomérations. À Bordeaux, par exemple, +91 % d’offres de locations meublées sont venues enrichir les sites d’annonces en ligne, ainsi que les catalogues des agences immobilières en juin, juillet et août derniers, par rapport à la même période en 2019. En contrepartie, la location vide chute de 11 %. Même tendance à Nice avec +84 % de locations meublées et -3 % de locations nues, et à Paris, +67 % de locations meublées et seulement +7 % de locations nues.

Dans d’autres villes comme Toulouse, Rennes, Nantes ou Marseille, la location meublée évolue dans des proportions moindres, mais malgré tout importantes, de l’ordre de 20 à 25 %.

Airbnb et mairie de Paris : la justice européenne donne raison à la capitale

Dans les grandes villes telles que Paris, l’essor des locations touristiques gérées par des plateformes comme Airbnb n’a pas été sans conséquence sur le parc de logements. À Paris, par exemple, où trouver un logement est parfois compliqué, un système contraignant a été mis en place depuis plusieurs années pour inciter les propriétaires à louer leurs biens sous la forme traditionnelle plutôt qu’à des touristes.

Deux propriétaires qui louaient leur résidence secondaire sur Airbnb depuis 2015 ont, ainsi, été poursuivis en justice pour ne pas avoir averti la municipalité du changement de destination des biens, ni ne s’être acquittés des compensations financières. La loi française autorise, en effet, la location de courte durée de sa résidence principale pour une durée maximale de 120 jours par an. Pour les autres locaux, le code de la construction prévoit que, dans les villes de plus de 200 000 habitants et celles de la petite couronne parisienne, cette activité peut être soumise à autorisation de changement d’usage d’habitation en activité commerciale touristique.

La Cour de justice de l’Union européenne vient de donner raison à la mairie de Paris, arguant que le système mis en place pour encadrer la location touristique via des plateformes était destiné à lutter contre la pénurie de logements. Les deux propriétaires ont donc été condamnées à 40 000 euros d’amende pour avoir mis leurs biens en location sans l’autorisation préalable de la mairie. Saisis, en 2018, par la Cour de cassation, les juges européens ont tranché, toutefois, l’affaire n’est pas encore terminée : le juge français va désormais devoir vérifier que la Ville de Paris apporte bien les preuves d’une pénurie de logements.


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