Immobilier locatif : le marché modifié par la crise sanitaire

Publié le 02/09/2020

Les chiffres du marché locatif en 2020 sont loin de s’inscrire dans la lignée de ceux de 2019. Après deux mois d’un confinement qui a bousculé le calendrier et remis en question bon nombre de déménagements et d’emménagements, le marché de la location connaît un effet de rattrapage à l’image de celui des transactions. Mais bien plus que cela, les logements proposés et les aspirations des locataires ont évolué. Cet été, l’effervescence se confirme.

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L’offre de locations meublées est en hausse

En mai, encore à demi confinés, les Français ont été nombreux à relancer leurs recherches d’une résidence principale en location. Ils étaient deux fois plus nombreux qu’à la même période en 2019. Et en juin, la tendance se poursuit avec une hausse de 75 % du volume des recherches.

Si les actifs en quête d’un bien en location sont 71 % à souhaiter déménager dès cet été, les étudiants expliquent aussi cet engouement. Contrairement aux années précédentes, ils ont pu anticiper leur recherche d’un bien pour la rentrée, sans attendre la fin de l’année scolaire, confinement oblige.

Si la demande s’intensifie, l’offre est elle aussi en hausse. Les étudiants, mais aussi les professionnels en mobilité, les stagiaires et les apprentis qui vivaient loin de chez eux pour des raisons scolaires ou professionnelles, ont pu rejoindre leur domicile de manière anticipée en raison de l’épidémie de Covid-19 et de l’arrêt du travail et des cours en présentiel. Dès lors, de nombreux propriétaires se sont retrouvés avec des biens libres, souvent des appartements meublés. Quant à ceux qui proposent d’ordinaire un logement à la location touristique, beaucoup ont opté pour la location longue durée afin de compenser le manque à gagner lié à la baisse du nombre de touristes étrangers cette année.

+ 39 %

En juin 2020, on compte + 39 % d’annonces immobilières de locations longue durée par rapport à juin 2019. 56 % d’entre elles portent sur des biens meublés.

Les Parisiens en quête d’espace se tournent vers les Hauts-de-Seine et l’Ouest de la France

Location : les parisiens veulent plus d'espace

Autre tendance révélée par de nombreux agents immobiliers : de plus en plus d’urbains souhaitent s’éloigner de la ville au profit de la campagne. Après avoir été contraints de rester chez eux pendant deux mois, souvent dans de petits espaces, parfois avec des enfants, devant télétravailler tout en assurant l’aide aux devoirs, les Français souhaitent désormais davantage d’espace.

Ainsi, près de Paris, le département des Hauts-de-Seine enregistre une hausse de 75 % des recherches immobilières avec surtout des biens plus grands qu’à l’accoutumée. Même chose pour l’Île-de-France en général : la Seine-et-Marne (+ 140 %), le Val d’Oise (+ 113 %), les Yvelines (+ 110 %) ainsi que l’Essonne (+ 104 %) ont particulièrement la cote. Tout comme les départements voisins de l’Oise et de la Picardie (+ 97 %).

En régions, l’exode des parisiens profite aux centres-villes de Rennes et de Grenoble (+ 100 % de recherches) mais aussi de Nantes, Bordeaux et Poitiers (+ 70 %).


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