Impôt 2020 : comment déclarer son investissement locatif

Publié le 01/05/2020

Depuis le lundi 20 avril, il est possible de déclarer ses revenus en ligne ou en version papier. Comme chaque année, cette déclaration concerne les revenus courants, tels que les salaires, mais également les revenus locatifs. Après l’année blanche en 2018 et l’entrée en vigueur du prélèvement à la source en 2019, comment bien déclarer un investissement locatif tel qu’un Pinel en 2020 ? Voici nos conseils.

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Le calendrier fiscal bousculé par l’épidémie de Coronavirus

Le 20 avril dernier, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a ouvert la nouvelle campagne de déclaration des impôts 2020 sur les revenus de 2019. Malgré l’entrée en vigueur du prélèvement à la source l’an dernier, les contribuables ont, en effet, toujours pour obligation de déclarer leurs revenus de l’année passée. Cependant, en 2020, quelque 12 millions de foyers français peuvent bénéficier de la déclaration automatique qui ne nécessite aucune action de leur part autre que la vérification des informations connues du fisc.

Compte tenu de la crise du Covid-19, l’administration fiscale a dû adapter le calendrier des déclarations. Aussi, les dates limites de déclarations en ligne des revenus et des revenus locatifs sont les suivantes :

  • Zone 1 – départements 01 à 19 et non-résidents : jeudi 4 juin 2020 à 23h59
  • Zone 2 – départements 20 à 49 : lundi 8 juin 2020 à 23h59
  • Zone 3 – départements 50 à 976 : jeudi 11 juin 2020 à 23h59

Location nue ou meublée, régime micro ou réel ?

Pour les investisseurs immobiliers, qui louent à des particuliers ou à des professionnels un appartement mais également une maison, un bureau ou un local commercial, l’heure est aussi à la déclaration des revenus fonciers. Sont également concernés, les placements immobiliers et la pierre-papier comme les investissements en SCPI (société civile de placements immobiliers).

Lorsqu’un bien est loué vide, on parle de location nue. Dans ce cas, les loyers sont imposés comme des revenus fonciers. Lorsque le bien est loué meublé, le régime d’imposition est celui des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Dans les deux cas, s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %.

En location nue comme en location meublée, le régime micro s’applique automatiquement lorsque les revenus fonciers annuels sont inférieurs à 15 000 € en location vide, et 70 000 € en location meublée. Ce régime simplifié permet de bénéficier d’un abattement de respectivement 30 % et 50 %. En contrepartie, il n’est possible de déduire aucune charge. Au-delà de ces seuils ou si le contribuable en fait la demande, c’est le régime réel qui s’applique. Les déclarants sont, dès lors, imposés sur la totalité de leurs revenus, mais ils peuvent déduire les intérêts d’emprunt, la taxe foncière ou encore les frais relatifs aux travaux.

Attention, le régime micro-foncier en location nue n’est pas compatible avec les dispositifs de défiscalisation, tels que la loi Malraux ou la loi monuments historiques.

Le cas particulier de la déclaration des revenus en Pinel

Quant au dispositif Pinel, il requiert une déclaration d’existence d’un achat en loi Pinel la première année en plus de la déclaration des revenus fonciers. Celle-ci répond aux mêmes règles relatives à la location nue que pour une location traditionnelle. Pour une imposition au régime réel, les revenus doivent être indiqués dans la déclaration 2042-C, dans la catégorie « réductions et crédits d’impôts/Investissements locatifs : loi Pinel ».


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