Impôts : l’IFI va rapporter plus que prévu

Publié le 08/08/2018


Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, l’IFI a remplacé l’ISF le 1er janvier dernier. Cette mesure, vivement critiquée par une partie de la classe politique, ne concerne plus les patrimoines constitués de véhicules, bateaux ou œuvres d’art. Le manque à gagner pour le Gouvernement vient toutefois d’être réévalué à la baisse suite aux déclarations enregistrées par le fisc.

De l’ISF à l’IFI

Emmanuel Macron l’avait promis, l’ancien ISF, impôt de solidarité sur la fortune a été remplacé en début d’année par l’IFI, impôt sur la fortune immobilière. Comme son nom l’indique, ce nouvel impôt vise à taxer les ménages les plus fortunés sur leur patrimoine exclusivement immobilier. Cette réforme a en effet été motivée par le souhait du Gouvernement d’inciter les ménages aisés à investir davantage dans les entreprises et non dans le bâti.

Pour rappel, l’IFI doit faire l’objet d’une déclaration dès lors que le patrimoine immobilier détenu au 1er janvier de l’année d’imposition représente au moins 1,3 millions d’euros.

IFI : des estimations en-deçà de la réalité

4,1 milliards d’euros, c’est en moyenne ce que rapportait la collecte de l’ISF à l’Etat. Les premières estimations du Gouvernement pour ce qui concerne l’IFI faisaient état d’une collecte plus proche des 900 millions d’euros. Un manque à gagner colossal que le Gouvernement semblait toutefois prêt à supporter en attendant que les grandes fortunes nationales se décident à réorienter leur épargne au profit des PME françaises.

340 000
340 000 contribuables environ s’acquittaient chaque année de l’ISF

 

Mais ces estimations ont récemment été revues à la hausse suite aux déclarations du nouvel impôt sur la fortune immobilière qui ont été recueillies au printemps. Ainsi, 120 000 contribuables ont déclaré un patrimoine immobilier supérieur ou égal à 1,3 millions d’euros, ce qui devrait permettre à l’Etat de récolter une taxe supérieure au milliard d’euros. L’erreur d’estimation s’explique notamment par la difficulté pour l’administration fiscale d’estimer la part d’immobilier dans le patrimoine des contribuables qui s’acquittaient jusqu’à présent de l’ISF. En effet, depuis 2011, les déclarants dont le patrimoine global ne dépassait pas 2,57 millions d’euros n’avaient plus l’obligation de détailler les éléments le composant.

IFI, un impôt pour « petits riches » ?

 

Cette expression employée par Gilles Carrez, autrefois président de la commission des finances, concerne les ménages possédant quelques appartements, hérités ou acquis au cours de leur vie, bien éloignés donc des grandes fortunes du pays. Car ce sont eux qui pourraient, à terme, être les plus impactés par la réforme de l’ISF.

Albéric de Montgolfier, rapporteur du budget au Sénat, n’a d’ailleurs pas hésité à pointer du doigt les chiffres de 2018, selon lui peu révélateurs de ce que rapportera l’IFI à l’Etat dans les années à venir. Selon lui, dès que les plus fortunés auront revu leur stratégie d’épargne et se seront donc détachés de l’immobilier, la collecte de l’IFI ne sera plus supportée que par les particuliers désireux de se constituer un patrimoine en investissant dans la pierre.


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