Comment bénéficier de la prime CEE ?

Publié le 06/04/2021

Peu connus, les Certificats d'Économie d'Énergie (CEE) permettent pourtant d’obtenir une aide financière non négligeable dans le cadre de travaux de rénovation énergétique. Depuis 2005, ils sont directement versés aux particuliers par les opérateurs qui doivent respecter un certain quota. De leur côté, les ménages s’engagent à utiliser ces subventions pour améliorer la performance énergétique de leur logement. Explications.

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Prime énergie pour la rénovation énergétique : des enjeux financiers et environnementaux

On parle de prime CEE pour désigner tout à la fois le Coup de pouce économie d’énergie, la Prime Coup de Pouce Économie d’Énergie, la Prime Éco-Énergie ou tout simplement, la prime énergie. En pratique, depuis 2005, l’Etat oblige les opérateurs tels que les fournisseurs d’énergie, à financer une partie des travaux de rénovation énergétique de leurs clients. À condition d’engager des travaux éligibles, les particuliers génèrent ainsi des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) qui sont ensuite convertis en prime et reversés directement par les opérateurs.

L’objectif est simple, réduire le montant des factures d’énergie en même temps que les émissions de gaz à effet de serre. Si les opérateurs ont un quota annuel de CEE à respecter, les clients s’engagent quant à eux à utiliser leur prime pour des travaux de rénovation énergétique.

La liste des travaux éligibles au coup de pouce économie d’énergie

Les travaux éligibles à la prime CEE doivent impérativement permettre d’améliorer la performance énergétique des logements. Si la liste est strictement encadrée, elle n’en est pas moins exhaustive : installation d’un système de chauffage solaire, d’une pompe à chaleur, d’un poêle à bois, d’une chaudière biomasse, d’un chauffe-eau solaire thermodynamique, d’un plancher chauffant, isolation des murs et des toitures, font par exemple partie des travaux qui donnent droit à la prime énergie.

Ouverte à tous, la prime CEE requiert toutefois le respect de quelques conditions. Outre l’amélioration de la performance énergétique qui doit être l’objectif premier, les travaux doivent être initiés par le propriétaire du logement, qu’il soit occupant ou bailleur, ou par le locataire si le logement est sa résidence principale. La maison ou l’appartement ne doit pas être neuf et doit avoir plus de deux ans. Enfin, le professionnel qui effectue les travaux doit disposer du label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

La prime CEE est cumulable avec MaPrimeRénov’ et l’éco-PTZ

Pour obtenir le coup de pouce économie d’énergie, il est conseillé de commencer par effectuer une simulation en ligne, réalisée sur les sites des opérateurs, qui permet de connaître le montant estimatif de la prime. Ensuite, il faut remplir une demande de prime en ligne, devis non signé à l’appui. Selon l’opérateur choisi, un conseiller peut prendre contact par téléphone pour valider la pertinence du projet et son éligibilité à la prime énergie. Des pièces complémentaires (devis signés, factures, avis d’imposition) pourront alors être réclamées.

5000 €

Le montant de la prime CEE peut atteindre 5000 €, variable en fonction du niveau de ressource du demandeur. Selon l’opérateur, son versement peut nécessiter un délai de plusieurs semaines.

À noter que la prime CEE est cumulable avec le dispositif MaPrimeRénov’, avec l’éco-PTZ et à la TVA à 5,5 %.


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