Nouveau DPE et passoires thermiques : combien vont coûter les rénovations ?

Publié le 03/12/2021

Le nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE) est entré en vigueur en juillet dernier. Malgré quelques couacs qui ont conduit l’exécutif à revoir sa copie pour les logements anciens, tout semble rentré dans l’ordre depuis le 1er novembre. En conséquence de quoi, il ne sera bientôt plus possible d’augmenter les loyers des passoires thermiques, avant qu’ils soient tout bonnement interdits à la location. Pour les propriétaires, des travaux s’imposent, mais à quel prix ?

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Seuls les logements classés A, B, C ou D autorisés à la location à partir de 2034

Plus simple, plus clair, plus lisible, le nouveau DPE entré en vigueur en juillet 2021 sonne également le début des mesures visant à éradiquer les passoires thermiques. L’objectif pour le Gouvernement, inciter les propriétaires de logements énergivores, ayant une classe énergétique F ou G, à les rénover grâce à des mesures incitatives, ou restrictives.

50 %

À Paris, 50 % des annonces immobilières concernent une passoire thermique, 19 % dans le Val-de-Marne, 18 % dans les Hauts-de-Seine, 12 % en Ille-et-Vilaine, 9 % dans le Rhône et 6 % en Gironde et en Haute-Garonne.

Le calendrier débutera pleinement en août 2022 avec l’interdiction d’augmenter les loyers des biens notés F ou G. Cette mesure s’appliquera aux relocations et aux renouvellements de bail. Elle ne concerne donc pas les baux en cours. Dès 2023, les plus énergivores des passoires thermiques, soit une partie des logements classés G seront assortis d’un critère d’indécence qui les rendra impropre à la location. Cela concernera l’ensemble de la classe G à partir de 2025, puis la classe F en 2028 et enfin la classe E en 2034.

MaPrimeRénov’, CEE : malgré les aides, un reste à charge trop important ?

Selon Thierry Marchand, président de la Chambre de diagnostiqueurs immobiliers à la FNAIM, dont les propos ont été relayés par Les Echos, améliorer la performance énergétique d’une passoire thermique coûterait à minima entre 25 000 et 30 000 €. Car rendre un logement plus performant, passe souvent par plusieurs postes de dépenses : isolation des murs, changement de chaudière, remplacement des fenêtres. Sans compter les éventuels frais supplémentaires en cas de découverte d’amiante dans les murs, par exemple.

Le coût effectif pour un ménage dépend alors grandement des aides à la rénovation énergétique, souvent cumulables entre elles, mais conditionnées aux revenus, aux travaux entrepris et/ou au gain énergétique visé. Il s’agit de MaPrimeRénov, mais aussi des certificats d’économie d’énergie (CEE) dits « coups de pouce ». Cependant, ces aides ne suffisent pas toujours à financer l’intégralité des travaux. Un calcul s’impose alors pour connaître la durée nécessaire pour rentabiliser les travaux, au regard des économies réalisées chaque année grâce aux rénovations.

Comme le montre une étude des Notaires de France, les maisons étiquetées F ou G peuvent, en outre, connaître une décote sur le prix de vente jusqu’à 13 % par rapport à des logements similaires classés D. Si le constat est particulièrement marqué dans les zones qui ne connaissent pas de tension immobilière, le nouveau DPE peut représenter un frein supplémentaire pour les acheteurs partout en France, ou un argument de plus pour faire baisser le prix. Celui-ci intègre, en effet, désormais la liste des travaux nécessaires pour rendre le logement plus performant.


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