Les investisseurs à l’assaut des villes moyennes

Publié le 18/05/2021

La pandémie a intensifié le recours au télétravail. Si les protocoles pourraient être allégés dès le mois de juin prochain, de nombreux actifs devraient toutefois être appelés à poursuivre leurs activités à distance quelques jours par semaine, ce de manière pérenne. Autant de changements qui font aujourd’hui le succès des villes moyennes, tant pour vivre qu’investir dans le locatif. Décryptage.

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Le marché locatif des villes moyennes est de plus en plus dynamique

Depuis le premier confinement du mois de mars 2020, de nombreux Français ont décidé de quitter les grandes métropoles pour les villes moyennes. Certains se sont installés temporairement ou plus durablement dans leur résidence secondaire, d’autres ayant un projet d’achat immobilier, ont choisi de le repenser pour élire domicile dans une ville offrant un bon niveau de services, tout en permettant un meilleur accès aux espaces verts, davantage de place et des prix plus abordables.

Les villes moyennes attirent également de plus en plus d’investisseurs. Certains ménages préfèrent, en effet, louer pendant un temps, avant d’envisager un projet d’achat, ce par manque de moyens, de choix parmi les biens disponibles, ou encore pour se laisser le temps de s’acclimater. Tout ceci contribue à dynamiser le marché de la location dans les villes moyennes.

Les villes moyennes moins chères et plus rentables

Les villes moyennes attirent de plus en plus de jeunes.

Parmi les profils qui semblent les plus attirés par les villes moyennes, on trouve les jeunes. Selon Jonas Wiesel, fondateur de la plateforme d’annonces immobilières RealAdvisor, cette évolution est due aux prix de l’immobilier dans les villes moyennes, bien plus abordables que dans les grandes métropoles. La rentabilité y est également plus importante avec 2 ou 3 % tout au plus dans les grandes agglomérations françaises, contre 5 % en moyenne dans les petites villes. Attention toutefois, la vacance locative peut en contrepartie y être plus élevée.

Ces changements dans les attentes des Français profitent également aux villes périphériques des grandes villes françaises. Ces villes proposent généralement les mêmes services, sont situées dans le même bassin d’emplois et disposent de gares, bus et tramway pour relier les écoles et les universités.

RealAdvisor a analysé la rentabilité locative brute de villes moyennes et l’a comparée avec celle des préfectures de région, situées à proximité. Ainsi, Valenciennes s’affiche avec une rentabilité de 8 % contre 5,5 % en moyenne à Lille. Elle est de 7,4 % à Mulhouse contre 5,1 % à Strasbourg, de 6 % à Montauban, Albi et Castres contre 4,7 % à Toulouse et de 7,2 % à Cholet contre 4,8 % à Nantes. Rendez-vous sur nos conseils pour bien préparer son investissement locatif.

Les Parisiens préfèrent de plus en plus investir en province

Les plateformes Pretto et Masteos se sont intéressées plus particulièrement aux nouvelles tendances en matière d’investissement locatif auprès des Parisiens. Si nombre d’entre eux préfèrent rester locataires, soit parce qu’un achat immobilier est hors de portée à Paris, soit parce que la capitale n’est pas perçue comme un lieu de vie sur le long terme, l’investissement locatif fait de nombreux adeptes. Depuis le premier confinement, les investissements se sont toutefois détournés de Paris. En 2020, 61 % des Parisiens locataires qui envisagent un investissement locatif ciblent la Province, contre 55 % en 2019.

Et parmi les villes les plus plébiscitées, on trouve Lille, dont le marché immobilier est même arrivé à saturation. Viennent ensuite Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Lyon, Nice, Rennes, Montpellier et enfin le Havre.


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