Année blanche et défiscalisation

Publié le 14/03/2018


Le prélèvement à la source, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, a été reportée au 1er janvier 2019. 2018 sera donc une année blanche. Qu’en sera t-il concernant les avantages fiscaux et les réductions d’impôts ? Nous vous expliquons comment cela va se passer.

La fin du décalage d’un an

 
À partir du 1er janvier 2019, les impôts seront directement prélevés sur les fiches de paie. Les contribuables paieront donc leurs impôts immédiatement et non plus avec un an de décalage. De ce fait, 2018 constitue une année de transition.
Concrètement, les revenus engendrés cette année là ne seront pas imposés. Cependant, en mai 2019, les contribuables devront quand même déclarer leurs revenus de 2018. Pour leur éviter d’assumer une double charge fiscale en 2019 (le prélèvement à la source + l’imposition des revenus de 2018), un crédit d’impôt exceptionnel, dit crédit d’impôt pour la modernisation du recouvrement (CIMR), a été mis en place. Ce dernier va annuler l’impôt sur les revenus courants.

Les revenus « exceptionnels » ou les revenus non concernés par le prélèvement à la source, comme les intérêts, les dividendes ou les plus-values mobilière ou immobilières, ne seront pas concernés par l’année blanche et seront imposés.

Les réductions d’impôts ne seront pas perdues

 
Actuellement, le montant des crédits et réductions d’impôt est intégré dans le montant des impôts à payer l’année suivante.
Avec l’année blanche, de nombreux contribuables craignent de perdre les avantages fiscaux de 2018, auxquels ils ont droit grâce à des crédits d’impôts et des dispositifs de défiscalisation. Or ce ne sera pas le cas. Les réductions et crédits d’impôts ne seront pas perdus en 2018.
Les contribuables percevant des revenus courants en 2018 verront leur imposition annulée par le crédit d’impôt, et l’administration fiscale leur restituera leurs avantages fiscaux en septembre 2019. Concernant les revenus exceptionnels, qui eux seront imposés, l’avantage fiscal sera déduit du montant de cet impôt.

Mauvaise nouvelle pour les travaux locatifs

Contrairement aux réductions d’impôts, les déductions d’impôts liées aux travaux réalisés dans le cadre d’immobilier locatif seront affectées par le prélèvement à la source. Effectivement, le mécanisme mis en place pour cette année de transition, ne permet pas de tenir compte des charges déductibles.Pour éviter que les contribuables ne reportent leurs investissements, un dispositif conditionnant la déductibilité des dépenses réalisées en 2019 à celles réalisées en 2018 a été mis en place.

Ainsi, les personnes réalisant des travaux dans un bien locatif en 2019, ne pourront pas les déduire entièrement. Exceptionnellement, cette année là, les contribuables devront déduire la moyenne des travaux réalisés en 2018 et 2019.
À noter que les travaux d’urgence ne seront pas concernés pas cette mesure.

Il peut donc s’avérer plus judicieux d’attendre 2020 pour réaliser des travaux. À ce moment là, ils pourront être pris en compte intégralement et pas seulement à hauteur de la moitié.


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