Inflation : les loyers vont-ils augmenter en 2022 ?

Publié le 17/11/2021

Les bailleurs ne peuvent pas moduler les loyers de leurs locataires comme bon leur semble. Ils doivent, en effet, se fier à l’indice de référence des loyers (IRL), ainsi qu’à une politique d’encadrement des loyers dans certaines villes tendues. Mais avec le retour de l’inflation, l’IRL a fortement augmenté, laissant redouter une hausse conséquente des loyers en 2022. Faisons le point.

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Inflation et loyers : comment ça marche ?

Depuis 2008, la progression de l’indice de référence des loyers est indexée sur l’inflation (hors tabac et loyers). Cet indice permet aux bailleurs ayant des contrats de location en cours, d’augmenter annuellement leurs loyers, ceci dans une moindre mesure. Une possibilité permise dans la plupart des baux, soit à une date indiquée dans le contrat, soit à la date anniversaire. Cela permet à la fois au bailleur d’adapter le loyer à l’augmentation du coût de la vie, mais aussi de protéger le locataire contre des augmentations arbitraires et disproportionnées.

Pour augmenter annuellement un loyer, le bailleur doit prendre en compte l’IRL indiqué sur le bail et celui du même trimestre publié un an plus tard. Le taux d’augmentation de l’indice donne la hausse maximale de loyer. Attention, la révision s’effectue sur le loyer hors charges.

L’Insee publie chaque trimestre le nouvel IRL en vigueur. Pour rappel, celui-ci s’applique aux logements loués vides, mais aussi meublés. Si l’indice en vigueur au moment de la signature du contrat de location n’est pas mentionné sur le contrat, alors c’est le dernier publié au moment de la signature qui doit être retenu pour les éventuelles augmentations de loyer. À noter que l’IRL est différent de l’encadrement des loyers qui s’applique à Paris, Lille, Lyon et Bordeaux par exemple. Ce dernier est un loyer maximum qui ne peut pas être dépassé, défini en fonction de la nature du bien et de sa situation géographique.

IRL, une donnée publiée chaque trimestre par l’INSEE

Le dernier IRL a été publié par l’INSEE le 15 octobre 2021, il correspond à celui du 3ème trimestre 2021. Il s’établit désormais à 131,67, soit une hausse de 0,83 % par rapport au 3ème trimestre 2020. À titre de comparaison, la hausse entre le 2ème trimestre 2021 et le 2ème trimestre 2020 était de 0,42 % et de 0,09 % entre les 1ers trimestres 2021 et 2020.

Le rebond est donc important, mais il reste toutefois en deçà des niveaux constatés en 2018 et 2019. Au 4ème trimestre 2018, par exemple, l’IRL avait augmenté de 1,74 % par rapport au 4ème trimestre 2017.

La publication par l’INSEE de l’IRL du 4ème trimestre 2021, le 14 janvier 2022, permettra d’évaluer plus précisément l’impact de l’inflation sur le montant des loyers.

L’augmentation des loyers ne peut pas être rétroactive

Les bailleurs doivent-ils obligatoirement augmenter annuellement leurs loyers ? La réponse est non. En effet, dans un contexte de hausse des prix généralisé, et notamment du prix de l’électricité, ne pas augmenter les loyers peut être un bon signal envoyé par un bailleur à un locataire sérieux et respectueux.

Ceux qui le souhaitent disposent toutefois d’un délai d’un an à compter de la date de révision pour faire leur demande. Passé ce délai, l’augmentation n’est plus possible, la rétroactivité n’étant plus autorisée depuis la loi Alur de mars 2014.


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