Coronavirus : la révolution numérique du secteur de l’immobilier

Publié le 13/05/2020

Et si la révolution numérique de l’immobilier avait lieu plus tôt que prévue ? Depuis le 17 mars, le confinement, mis en place pour endiguer l’épidémie de Covid-19, a en effet obligé les professionnels de l’immobilier à repenser leurs méthodes de travail. Grâce à l’outil numérique, des centaines de transactions ont pu être menées à terme et des ménages ont concrétisé leur projet immobilier.

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Les professionnels de l’immobilier à l’heure du travail à distance

Mardi 17 mars 2020, date officielle du confinement en France, date officielle de l’entrée dans une crise sanitaire et économique inédite, les banques, considérées comme des commerces indispensables à la vie de la nation, ont pu rester ouvertes, les études de notaires ainsi que les agences immobilières ont été invitées à fermer leurs portes. Le mot d’ordre dès lors : nouvelle organisation et télétravail. Mais dès les premiers jours, le Gouvernement a été contraint d’arbitrer pour mettre fin à une autre crise naissante, qui opposait agents immobiliers et notaires. Les premiers accusant les seconds de freiner les transactions en ne proposant pas ou peu de signatures d’actes de vente définitifs à distance.

Plus tard, les services d’urbanisme des villes ont été accusés par les promoteurs immobiliers de ralentir la production de permis de construire par manque de fonctionnaires en télétravail et en n’utilisant pas ou peu la dématérialisation des documents.

La loi ELAN de 2018 prévoit la dématérialisation de l’instruction des demandes de permis de construire pour les communes de plus de 3 500 habitants, à compter du 1er janvier 2022. Actuellement, les demandes se font obligatoirement en version papier, en sept exemplaires.

Visioconférences, signature numérique, visites virtuelles : l’immobilier après le Covid-19

Pour simplifier la signature d’actes notariés à distance, l’exécutif a, dès les premiers jours de confinement, adopté un décret instaurant la signature numérique. Mais ce décret, temporaire, est poussé à la pérennisation par les agents immobiliers et les promoteurs. De leur côté, les notaires se montrent plus réticents et réclament des ajustements.

Si les débats vont probablement être nombreux dans les semaines à venir, opposant les différents professionnels du secteur, certaines études de notaires ont, d’ores et déjà, opté pour des systèmes de visioconférences proposant un cryptage des communications. Près de la moitié d’entre elles pourraient en être équipées d’ici à la fin de l’année 2020.

Quant aux agences immobilières, plus aguerries au travail à distance, elles ont dû développer ou augmenter le recours à des outils comme les visites 3D ou les vidéos de biens à vendre ou à louer. Enfin, si la plupart des assemblées générales de copropriétés ont été reportées à l’après-confinement, une copropriété de Colombes, dans les Hauts-de-Seine, a réussi à mettre en place une assemblée générale en visioconférence avec vote par correspondance.

Dans ce contexte, les start-ups qui proposent des solutions digitales pour les professionnels de l’immobilier ainsi que les agences immobilières 100 % en ligne ont le vent en poupe et pourraient avoir de beaux jours devant elles.


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