SCPI : comment distinguer le vrai du faux ?

Publié le 03/07/2019

Les sociétés civiles de placement immobilier permettent d’investir de manière collective dans des projets immobiliers d’ampleur sans toutefois devoir en assurer la gestion. Si elles offrent de nombreux avantages et ont de plus en plus le vent en poupe, leur fonctionnement parfois subtil échappe à de nombreux ménages, entretenu par des idées fausses. Explications.

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Le placement dans une SCPI n’est pas plus risqué qu’un autre

SCPI les risques

Bien que relativement accessibles et offrant une rentabilité intéressante, les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) ne sont pas sans risque. L’idée reçue selon laquelle le capital investi est sécurisé à 100 % est erronée. En effet, même si l’on parle de pierre-papier et que les opérations sont parfois proches du virtuel pour les associés, il n’en reste pas moins que les investissements sont réels et peuvent donc varier selon les prix et les tendances du marché. Comme pour un achat immobilier traditionnel.

En revanche, le placement en SCPI n’est pas plus risqué qu’un investissement locatif classique. C’est même souvent l’inverse. En privilégiant une SCPI qui diversifie ses placements et privilégie l’immobilier professionnel avec par exemple l’achat de bureaux dans des villes dynamiques, les risques sont lissés sur l’ensemble des biens et la rentabilité est presque garantie.

Il est possible de contracter un prêt immobilier pour acheter des parts de SCPI

Investir dans une SCPI implique le paiement de frais liés à la souscription qui peuvent être élevés, de 8 à 12 % en moyenne. Aussi, ce type de placements s’apprécie sur le long terme, pour huit ans au minimum ce qui permet de lisser ces frais sur la durée.

Une SCPI de rendement investit dans l’immobilier professionnel tel que des bureaux ou des locaux commerciaux, ce qui offre une régularité dans les revenus complémentaires. Une SCPI fiscale quant à elle, privilégie l’immobilier résidentiel et bénéficie à ce titre de l’appui des dispositifs comme le Pinel, le Denormandie ou le déficit foncier.

Quant à l’apport personnel, il n’est pas plus obligatoire que pour un achat immobilier traditionnel. Il est, en effet, possible d’acheter des parts d’une SCPI au comptant ou à crédit. Cette seconde solution offre d’ailleurs l’avantage de réduire les taxes appliquées grâce à la déductibilité des intérêts d’emprunt.

Non, les SCPI n’achètent pas que des biens situés à Paris

Dans les années 90, les SCPI concentraient leurs investissements en région parisienne reconnue pour son dynamisme avéré et son énergie économique. Mais ce n’est plus le cas désormais. Si la majeure partie des investissements concerne toutefois le parc de logements francilien et français plus généralement, nombreux sont les placements également faits à l’étranger.

Certaines sociétés n’hésitent cependant pas à se spécialiser dans l’immobilier de nature précise : uniquement des bureaux ou des hôtels ou encore des locaux commerciaux par exemple.


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