Construction : du bois, de la paille et du chanvre dans les futurs grands projets publics

Publié le 14/02/2020

Dans trente ans, sept habitants sur dix vivront en ville. Dans ce contexte et, parce que les enjeux climatiques sont de taille, le ministère de la Ville et du logement a présenté son plan « ville durable » qui vise à repenser les règles d’urbanisme. Parmi les nouvelles mesures, la moitié des grands projets publics d’aménagement construits d’ici à 2022 devront comporter des matériaux biosourcés comme le chanvre et la paille, ainsi que du bois.

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Le plan « ville durable » pour lutter contre les logements vacants et l’urbanisation de masse

À l’échelle de la planète, les aires urbaines ne représentent que 2 % de l’ensemble du territoire. Mais en contrepartie, les villes consomment plus de 60 % de l’énergie mondiale et produisent 80 % du CO2. Et vivre à la ville attire chaque année de plus en plus de ménages.

Julien Denormandie, ministre de la Ville et du logement, a ainsi présenté son plan pour une « ville durable » dans lequel il dénonce l’artificialisation des sols liée à la multiplication des zones pavillonnaires, ainsi que le nombre grandissant de logements vacants.

Paris, Bordeaux, Marseille, ces grands projets construits avec du bois et de la paille

Chaque année, les grands projets publics d’aménagement représentent un million de mètres carrés. Un volume important dont 50 % devront désormais faire appel aux filières du bois et des matériaux biosourcés, ce notamment pour servir d’exemple au secteur de la construction en général. Déjà pour les JO de 2024 qui se dérouleront à Paris, les 445 000 m² de surface de plancher du futur village olympique qui s’étendront sur les communes de l’Île-Saint-Denis, Saint-Denis et Saint-Ouen, devront respecter un cahier des charges strict.

« Les bâtiments du futur village olympique seront entièrement en bois et biosourcés en dessous de R+8 et en solutions mixtes, en filière sèche, au-delà » rappelle les cahiers techniques du bâtiment.

Quant aux bâtiments publics concernés par ces nouvelles mesures à l’horizon 2022, il s’agit, par exemple, du pôle scientifique et technologique Paris-Saclay, de l’établissement public d’aménagement Euroméditerrannée à Marseille et du projet Euratlantique à Bordeaux.

Des fermes urbaines et une végétalisation au cœur des villes de demain

Une autre mesure vise à créer des banlieues vertes dans les quartiers prioritaires. Un appel à projet sera lancé prochainement dans le but de créer une centaine de fermes urbaines. Le projet piloté par l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) dispose d’une enveloppe de quelque 21 millions d’euros réunis grâce au concours de l’Etat et de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Un tiers des quartiers devraient être sélectionnés d’ici à l’été 2020.

Enfin, l’association France Ville Durable verra le jour pour créer 90 écoquartiers en complément du plan « Action cœur de ville ».

Notons également qu’Anne Hidalgo propose, si elle est réélue dans le cadre des élections municipales de mars 2020, d’obliger la végétalisation et les projets d’agriculture urbaine pour les bâtiments comportant au moins 200 m² de toiture.


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