Location d’une résidence secondaire : quelles conséquences fiscales ?

Publié le 03/06/2021

Mettre en location sa résidence secondaire est tout à fait possible. C’est alors la nature du bien qui détermine les obligations fiscales. Il peut en effet s’agir d’une maison de vacances inoccupée une partie de l’année, d’un logement vacant ou même d’un investissement locatif. Attention, réforme de la taxe d’habitation ne s’applique qu’aux résidences principales.

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Résidence secondaire : des obligations avant la mise en location

Proposer sa résidence secondaire à la location durant les périodes où vous ne l’utilisez pas peut être tentant pour percevoir des revenus complémentaires. Attention toutefois, cela engendre quelques conséquences fiscales qui peuvent varier selon la situation géographique du bien et sa nature. Comme l’explique Olivier Rozenfeld, président de Fidroit, interrogé par le journal Le Monde, il faut avant tout déclarer la location auprès de la commune avant la conclusion du bail. Selon la situation, une autorisation pour changement d’usage ainsi qu’une déclaration d’activité auprès d’un CFE (centre de formalités des entreprises) peuvent aussi s’imposer, conformément à la loi Alur. À noter que l’autorisation de changement d’usage ne s’applique que dans les communes de plus de 200 000 habitants ou bien celles de plus de 50 000 habitants, situées en zones tendues.

La résidence secondaire est par ailleurs soumise aux impôts locaux, selon les taux définis par la commune où se trouve le bien, à savoir la taxe d’habitation et la taxe foncière.

impots.gouv.fr : « Depuis les impositions 2017, les communes où s’applique la taxe sur les logements vacants, peuvent voter une majoration de la part de la cotisation de la taxe d’habitation qui leur revient pour les résidences secondaires. Cette majoration peut être comprise entre 5 % et 60 % ».

Louer une résidence secondaire : des conditions plus souples, mais une fiscalité plus lourde

Les contrats de location des résidences secondaires sont plus souples..

L’administration fiscale définit la résidence principale comme « votre lieu d’habitation au 31 décembre de l’année de perception des revenus ». C’est également le lieu où l’on réside plus de 8 mois par an. Chaque contribuable français ne peut avoir qu’une seule résidence principale. À l’inverse, il est possible d’avoir plusieurs résidences secondaires qui peuvent être de nature très variée : logement de vacances ou investissement locatif, maison ou appartement. La résidence secondaire peut également être louée nue ou meublée.

Contrairement aux locations de résidences principales, les termes des contrats de location des résidences secondaires sont plus souples. Le bailleur peut définir librement le montant du loyer, la durée et les conditions de location. Attention toutefois, un contrat de location saisonnière doit être d’une durée inférieure à 3 mois.

Si la résidence secondaire est louée meublée, alors les loyers sont considérés comme des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Au moment de déclarer les revenus, le régime « micro-BIC » peut alors être choisi, il donne droit à un abattement forfaitaire de 50 ou 71 %. Ceux qui préféreront le régime « BIC réel » pourront quant à eux déduire les charges réelles et d’amortissement du bien. Si les loyers annuels tirés de la location d’une résidence secondaire sont inférieurs à 23 000 euros, alors le propriétaire est automatiquement considéré comme « loueur en meublé non professionnel » (LMNP).

Enfin, l’ensemble de ces choix impliquera dans certains cas l’assujettissement à la cotisation foncière des entreprises ainsi qu’à la taxe de séjour.


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