Revenus fonciers : mode d’emploi pour déduire les travaux de 2019

Publié le 12/07/2019

L’entrée en vigueur du prélèvement à la source a fait de 2018 une année blanche sur le plan fiscal. Les revenus non-exceptionnels sont donc effacés grâce à un crédit d’impôt. Mais afin d’éviter les effets d’aubaine, les règles en matière de déductibilité des travaux changent pour 2018 et 2019. Sauf en cas d’urgence, il est conseillé de reporter les gros travaux de quelques mois. Explications.

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Seuls 50 % des dépenses travaux sont déductibles des loyers

Afin d’éviter une double imposition en 2019, les revenus courants de l’année 2018, qualifiés de non-exceptionnels sont effacés grâce au CIMR (crédit d’impôt pour la modernisation du recouvrement). Autrement dit, même si la déclaration des revenus 2018 restait obligatoire en 2019, de nombreux contribuables ne seront pas imposés sur leurs salaires perçus l’année dernière. Une aubaine pour de nombreux foyers qui voient ainsi leur budget renfloué de plusieurs centaines d’euros.

Cet aménagement fiscal pourrait inciter certains propriétaires immobiliers ou investisseurs locatifs à effectuer de gros travaux de rénovation dans un bien loué ou en attente de location. Or, les règles ont un peu changé. Les dépenses dites pilotables telles que les travaux entrepris en 2019 ne sont pas déductibles en totalité des revenus fonciers, comme c’est le cas habituellement. Le bulletin officiel du 4 juillet 2018 définit les charges pilotables comme suit « Les charges dites « pilotables » s’entendent des dépenses de travaux dont le bailleur maîtrise le calendrier de réalisation et, partant, l’année d’imputation ».

50 %

Seuls 50 % des dépenses engagées pour faire des travaux en 2018 et 2019 sont déductibles des revenus fonciers en 2019. Si des travaux n’ont été effectués qu’en 2018 ou qu’en 2019, la règle des 50 % s’applique également.

À noter que les propriétaires qui possèdent plusieurs biens en location dans lesquels ils ont entrepris des travaux de rénovation en 2018 et/ou 2019 ne peuvent eux aussi déduire que la moitié des frais pour travaux des loyers perçus. Et ceci s’applique indépendamment pour chaque logement et non sur le total des revenus fonciers.

Les cas d’extrême urgence font exception à la règle

Tous les travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration ne sont déductibles que de moitié cette année. Les propriétaires immobiliers qui le peuvent ont donc tout intérêt à attendre 2020 pour entreprendre de grosses réparations.

Attention toutefois, certaines dépensent permettent de bénéficier d’une déduction totale, ce malgré l’instauration du prélèvement à la source et de l’année blanche. Il s’agit des travaux considérés comme urgents, soit par le syndic, soit parce qu’ils sont imprévus du fait d’un cas de force majeure. Cambriolage, catastrophe naturelle (tempête, orage…), incendie par exemple. Le remplacement d’une chaudière est également considéré comme urgent. D’autres travaux peuvent être déduits en totalité s’ils sont réalisés en 2019 dans un immeuble acheté en 2019 ou classés ou inscrits aux monuments historiques en 2019 également.

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