Impôts : ce qui change avec le nouveau barème

Publié le 12/10/2020

Chaque année, le projet de loi de finances pour l’année suivante, propose un nouveau barème de l’impôt sur le revenu, en fonction de l’inflation. Celui-ci modifie les tranches d’imposition, mais également le plafond du quotient familial, les conditions de décote pour les ménages faiblement imposés, ainsi que le taux non personnalisé pour le prélèvement à la source. Le barème en vigueur pour l’imposition 2021 est connu depuis le 29 septembre. Nous faisons le point.

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Le nouveau barème d’imposition sera appliqué dès janvier prochain

Le projet de loi de finances pour 2021 a été présenté le 29 septembre dernier. Si la part belle est faite à la relance pour lutter contre la crise sanitaire et économique, certaines décisions sont constantes. C’est le cas du barème de l’impôt sur le revenu, révisé chaque année en fonction du niveau de l’inflation. L’an passé, ce niveau s’élevait à 1 %, mais cette année, les prévisions le limitent à 0,2 %.

www.economie.gouv.fr : « Le projet de loi de finances pour 2021 déploie les crédits du Plan de relance de l’économie annoncé le 3 septembre 2020. Ce plan, doté d’un budget de 100 Md€, est construit autour de 3 priorités : l’écologie, la compétitivité et la cohésion ».

Cette nouvelle grille d’imposition ne sera utilisée qu’à partir du printemps prochain, lors de la prochaine déclaration d’impôt 2021, sur les revenus de l’année 2020. Mais les ménages prélevés à la source la découvriront en réalité dès le mois de janvier.

Tranche d’imposition, plafond de quotient familial, décote : tous les contribuables concernés

Un nouveau barème d'impôts pour tous les contribuables

Concernant les tranches d’imposition, la revalorisation du barème n’aura qu’un faible impact pour les ménages. Les contribuables non-imposables le resteront jusqu’à 10 084 € en 2021 contre 10 064 € cette année. La première tranche d’imposition (11 %) concernera donc les ménages percevant entre 10 084 € et 25 710 €, contre 10 064 € à 25 659 €. Enfin, les ménages les plus aisés entreront dans la dernière tranche d’imposition (45 %) au-delà de 158 122 € de revenus annuels contre 157 806 € actuellement.

D’autres éléments seront impactés par la revalorisation tels que le plafond du quotient familial qui est désormais de 1 570 euros par demi-part. La décote qui s’applique aux ménages les plus faiblement imposés sera très légèrement plus favorable aux contribuables que cette année : les impôts inférieurs à 1 722 € (pour une personne seule) seront concernés, contre 1 717 € actuellement. Enfin, les taux neutres, ces taux non personnalisés prélevés à la source indépendamment des impôts, seront eux aussi faiblement modifiés.

La commission des finances de l’Assemblée nationale a pour le moment rejeté les amendements proposant de majorer cette revalorisation. Le taux définitif sera connu fin décembre.


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